mercredi 8 août 2012

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Fadila Laanan doit «retirer les aides à la presse à Sudpresse», estime le syndicat des journalistes


La une de La Meuse (Sudpresse) que vous ne verrez jamais. En Belgique, quatre pigistes sur 10 gagnent moins de 2.000 € bruts par mois et 13% vivent avec moins de 1.000 €, selon l’AJP (cliquer sur l’image pour l’agrandir). Image: (cc) Mediattitudes.info

Fadila Laanan (PS), ministre en charge de l’aide à la presse à la Fédération Wallonie-Bruxelles, estime qu’il est «sans doute trop tôt pour sanctionner» le groupe Rossel, accusé de bafouer le droit d’auteur de certains journalistes pigistes en republiant leurs productions pour Sudpresse dans Le Soir (et vice versa), sans rémunération complémentaire. Pour l’Association des journalistes professionnels (AJP), la ministre doit «prendre ses responsabilités» et immédiatement «retirer les aides à la presse à Sudpresse» pour stopper ce «pillage», comme le prévoient le décret du 31 mars 2004 sur les aides à la presse et la législation sur le droit d’auteur.


En mars dernier, je rendais publique, via Twitter, la fameuse lettre envoyée par la direction de Sudpresse (La Meuse, La Capitale,…) à ses journalistes pigistes. Une lettre qui en a scandalisé plus d’un: elle exigeait unilatéralement que les journalistes indépendants de Sudpresse cèdent gratuitement leurs droits d’auteurs au cas où leurs articles seraient également publiés dans Le Soir, autre quotidien du groupe Rossel propriétaire de Sudpresse.



La direction n’y allait pas avec le dos de la cuiller: «Ce courrier a pour objectif de vous informer de cette évolution et de veiller à ce que vous ne vous y opposerez pas.» Les collaborateurs qui ne seraient pas d’accord peuvent le faire savoir, «mais nous serons alors au regret de devoir mettre un terme à toute collaboration». Les «synergies» du groupe Rossel, destinées à raboter les budgets «piges» et réaliser des économies d’échelle, justifiées par la direction par un contexte de crise, démarraient sur les chapeaux de roues...

Le 22 juin, le collectif des indépendants du groupe Rossel publiait une «carte noire» pour informer le public de cette situation et réaffirmer ses droits. La soixantaine de pigistes cosignataires rappelait au passage les tarifs pratiqués par Sudpresse: de 0,010 à 0,012 € le signe, «soit environ 25 € l’article “standard”. Celui qui travaille au bureau une journée entière (10h) sera rétribué 100 €. Tous ces tarifs s’entendent brut, cela va sans dire.»

Des journalistes qui bossent pour 10 euros bruts de l’heure? C’est trois fois moins que ce qu’un plombier débutant gagne, cinq fois moins qu’un graphiste, et sept à quinze fois moins qu’un avocat… Un tabou que l’Association des journalistes professionnels (AJP) tente de faire sauter avec sa campagne «Pigiste, pas pigeon», lancée en 2006.


Source: AJP.

Dans son texte, le collectif avance une piste: il demande au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles qu’il «s’interroge sur la pertinence des aides directes qu’il accorde à la presse (1,3 million € pour Le Soir et 1,6 million € pour Sudpresse par an) alors que ces deux titres bafouent délibérément leurs obligations, comme celle de respecter la législation sur le droit d’auteur».

Dans la foulée, j’interpelle Fadila Laanan, la ministre de la Culture et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, puisque c’est elle qui a l’aide à la presse dans ses compétences:



Quatre jours plus tard, après une relance, la ministre socialiste réagit:





Dans sa réponse, Fadila Laanan se dit «évidemment préoccupée par le statut des personnels, dont les journalistes, sans lesquels les titres de presse ne joueraient pas leur rôle dans une société démocratique». Et souligne un enjeu important à ses yeux: «Créer des situations précaires, c’est mettre les journalistes à la merci de personnes qui pourraient tenter de les influencer en échange d’avantages économiques.»

Mais sur la question des sanctions à appliquer aux éditeurs qui bafouent le droit d’auteur des journalistes, et qui donc contribuent précisément à créer ces «situations précaires» que Fadila Laanan dénonce, la ministre nous adresse une réponse pour le moins… surprenante: «Le décret “aide à la presse” ne soumet pas l’attribution des aides au paiement effectif des droits d’auteur au personnel journalistique.»

Ce que dément… le décret lui-même: «Pour qu’une entreprise de presse puisse percevoir […] des aides […] l’entreprise de presse doit […] respecter la législation sur les droits d’auteur» (cliquer sur l’image ci-dessous pour l'agrandir).



Fadila Laanan ajoute que la question du respect des droits d’auteur par les éditeurs a été abordée lors des Etats généraux des médias d’information (EGMI) initiés par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et qu’il conviendrait d’«attendre le suivi qui sera donné aux EGMI». Conclusion ministérielle: «Il est sans doute trop tôt pour sanctionner [Sudpresse].»

«Il n’est pas "trop tôt" pour sanctionner, il est grand temps!», rétorque Martine Simonis, secrétaire générale de l’AJP. «Le décret du 31 mars 2004 sur les aides à la presse prévoit (art. 7 §1er, 2°) que pour percevoir des aides, les entreprises de presse doivent notamment “respecter la législation sur les droits d’auteur”. Il est évident que Sudpresse ne respecte en rien cette législation. Il n’y a pas en effet dans cette loi de permission de reproduction sauvage de contenus pour les éditeurs. Il y a au contraire l’obligation d’obtenir l’accord de l’auteur pour chaque exploitation.»

Quant aux débats initiés aux EGMI, c’est une autre histoire: «La question précise du pillage par les éditeurs des productions des journalistes a bien été abordée aux Etats généraux, mais la législation sur le droit d’auteur comme celle sur les aides à la presse suffisent amplement à prendre déjà ses responsabilités et à retirer les aides à la presse à Sudpresse.»

Et Martine Simonis de conclure: «Pourquoi faudrait-il attendre une hypothétique réforme de la loi sur les droits d’auteur avant de sanctionner ses violations actuelles?»

David Leloup

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vendredi 20 avril 2012

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Défaite judiciaire pour Eric Le Moyne de Sérigny



Eric Le Moyne de Sérigny a perdu son procès en diffamation intenté contre Rue89 et l’auteur de ces lignes. Tous les détails sur Rue89, qui avait par ailleurs publié un compte-rendu de l’audience du 26 janvier.

Le financier français, un ami de Nicolas Sarkozy qui fut conseiller de l’ex-ministre Eric Woerth, réclamait initialement 5 millions d’euros de dommages et intérêts. Il a décidé d’interjeter appel de la décision de la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris.

Le «blog investigation» de l’Association des journalistes professionnels (AJP) et du Fonds pour le journalisme est revenu sur cette affaire, de même que Journalistes, la revue mensuelle de l’AJP, dans son numéro d’avril.

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jeudi 1 septembre 2011

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Sérigny n’a pas retiré sa plainte de 5 millions € contre Rue89



C’était donc du bluff. Dans un droit de réponse fleuve publié sur Rue89 le 12 janvier dernier, le financier français Eric Le Moyne de Sérigny annonçait solennellement l’abandon de ses poursuites en diffamation contre Rue89 et l’auteur de ces lignes, «en raison du dialogue, certes tardif mais constructif, qu'il m'a été permis d'avoir avec vous».

La vérité c’est que le dialogue, l’ex-conseiller d’Eric Woerth ne le supporte pas. Son ego n’a pas encaissé que nous rectifions, en commentaire à son droit de réponse, quelques contre-vérités qu’il avait assénées. Eric Le Moyne de Sérigny n’a par conséquent pas retiré sa plainte, qui court toujours. Une nouvelle audience a été programmée jeudi 26 janvier 2012 au tribunal de grande instance de Paris.

L’ami du président Nicolas Sarkozy et de l’ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt réclame donc toujours 5 millions d’euros à la société Rue89, à son directeur de publication Pierre Haski et à moi-même pour diffamation. Sérigny exige également le retrait de l’article qu’il estime diffamatoire du site Rue89 sous peine d’astreinte de 5.000 euros par jour de retard, ainsi que le paiement des frais occasionnés par la procédure, soit 25.000 euros.

Depuis le début, nous estimons cette procédure intimidatrice et abusive.

D.L.

Photo: givikat/Flickr/CC.

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vendredi 29 avril 2011

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Prix de la presse Dexia 2010


Info service. Mon enquête en deux volets intitulée «Vaccin anti-H1N1: les dessous d’un contrat controversé» publiée en mai et novembre 2010 dans Le Soir et Politique, revue de débats a reçu hier soir le Prix de la presse Dexia 2010 dans la catégorie presse écrite. Ces prix, décernés chaque année depuis 1963 par des jurys composés de professionnels des médias, de personnalités académiques et de représentants du groupe franco-belge, ont également récompensé – et c’est une première – le webdocumentaire «Le bonheur brut» d’Arnaud Grégoire (publié sur un blog du Soir et soutenu par le Fonds pour le journalisme), le reportage télé «Les urgentistes de la justice» d’Adel Lassouli (RTL-TVI) et le reportage radiophonique «Kigali 2020» de Frédéric Moray (Bel-RTL, soutenu par la fondation Roi Baudouin, à écouter ici: 1, 2, 3).
En juillet 2009, dans l’urgence, sans appel d’offres public, l’Etat belge signait avec GlaxoSmithKline (GSK) un contrat exclusif de 110 millions d’euros pour l’achat de 12,6 millions de doses de vaccin contre la grippe A/H1N1. Le premier volet de l’enquête (Le Soir) dévoile et analyse les huit points controversés de ce contrat secret, qui dégage notamment le fabricant de toute responsabilité en cas de décès ou d’effets secondaires graves liés à son vaccin expérimental. Le second volet (Politique) montre l’absence de transparence sur les intérêts des experts qui orientent les décisions politiques en matière de santé publique, et révèle qu’un tiers au moins des experts académiques qui ont recommandé le vaccin de GSK au gouvernement présentaient un conflit d’intérêts selon la définition même du Conseil supérieur de la santé.

Photo: (c) Belga, dans Le Soir

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mardi 13 novembre 2007

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Le 4e pouvoir dans les cordes


«Merci à Clearstream, à la BGL et à Fortis, merci à la Menatep, à Nicolas Sarkozy et à Dominique de Villepin, aux plaintes et aux embarras judiciaires que chacun m’occasionne. Sans eux, nous ne ferions pas ce genre de soirée.» Denis Robert manie bien sûr l’ironie. Mais il est heureux, aussi. Samedi 10 novembre, la salle de la Passerelle à Florange, près de Metz, était comble. La soirée, organisée par son comité de soutien, visait à récolter des fonds pour aider l’ex-journaliste à couvrir ses frais de justice consécutifs au tsunami de poursuites judiciaires dont il fait l’objet depuis des années.
Sans relâche. «Alors que nous venons de gagner au Luxembourg deux procès montés par la BGL et le groupe Fortis, six (nouvelles) lettres recommandées viennent d’arriver à la maison qui m’annoncent que mes adversaires, Fortis en l’occurrence, viennent de me réassigner en France sur la base de plaintes quasi identiques à celles déposées au Luxembourg (toujours diffamation), écrivait samedi matin l’auteur de Révélation$ et La boîte noire. Une nouvelle preuve que ces empaffés ne me lâcheront jamais la grappe. Une nouvelle preuve que j’ai dû toucher là où ça (leur) fait mal.»
Guy Bedos, tête d’affiche de la soirée, a regretté l’absence des «plus grands éditorialistes de la presse dite libre, de gauche, parce que c’est un scandale ce qui arrive là à [Denis Robert], il a fait son métier».
En décembre 2006, l’association Reporters sans frontières avait déjà condamné la «multiplication des poursuites à l’encontre de Denis Robert dans le cadre de l’"affaire Clearstream"», un «"matraquage" [qui] témoigne d’une volonté de le réduire au silence.» A ce jour, 459 journalistes seulement, parmi lesquels Florence Aubenas, Bernard Langlois, Paul Moreira, John Paul Lepers ou Denis Delbecq, ont envoyé un scan de leur carte de presse en soutien à Denis Robert. Parmi eux, seulement trois Belges...
La Fédération européenne des journalistes (FEJ), qui représente plus de 250.000 journalistes dans plus de 30 pays, manifestait le lundi 5 novembre un peu partout en Europe contre les «pressions économiques et politiques, la marchandisation de l’information, l’autocensure, la précarité et le non respect du principe de protection des sources». Pour faire passer ce message, la FEJ, l’AJP et son pendant néerlandophone, la VVJ, avaient même réalisé un chouette pastiche de tabloïde.
Cela n’aura pas suffit. Selon PressBanking, Le Soir est le seul média de presse écrite belge francophone (1) à s’être fendu d’un papier dans son édition du lendemain (373 mots en page 38).
Du côté des partis politiques, ni le PS, ni Ecolo, ni le CDH n’ont soutenu cette action par voie de communiqué. Il fallait lorgner à droite, du côté de l’avenue de la Toison d’or, pour trouver une news solidaire avec les revendications de la FEJ...
Ironie du sort, ce même 5 novembre, en France, le quotidien économique Les Echos était racheté par Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, première fortune de France et septième de la planète.

Le résumé de la soirée du 10 novembre, par le comité de soutien:


Le reportage de France 3:


Un appel (mordant) aux journalistes, par Erwin Act:



(1) Recherche effectuée entre le 1/11 et le 12/11 sur les quotidiens et hebdomadaires suivants: Vers l’Avenir - toutes éditions, Le Courrier, Le Soir, La Dernière Heure, L’Echo-Actualités (2007), Le Jour Liège, Le Vif/L’Express, La Libre Belgique, La Tribune de Bruxelles, L’Avenir du Luxembourg, Le Jour Verviers, Trends/Tendances, Le Jour Huy-Waremme, Vers l’Avenir Brabant Wallon, Le Courrier de l’Escaut, Vers L’Avenir - Namur, La Nouvelle Gazette - La Province (archives), La Meuse - La Lanterne (archives), Grenz Echo, Cash NL, Nouvelles Graphiques, Knack Internetpoket, Knack Multimedia, Knack Gezondheid, Le Vif/L’express Weekend, De Huisarts, Guide de poche Internet, Knack Boeken, Le Journal des Enfants, Cash Personal Finance NL, Nest FR, Knack Focus, Le Vif Multimedia, Plus NL, Cash FR, Cash Personal Finance FR, Cash Beleggersalmanak, E-Tendances, Knack Weekend, Plus FR, SBJ Finance, Industrie NL, BIZZ FR, BIZZ NL, Knack, Cash Almanach de l’investisseur, Semper FR, Sports FR, Le Généraliste, Dotgov FR, Le Vif/L’express Santé, E-Trends, Dotgov NL, Trends, Semper NL, Business in Meeting, Coup d’oeil, Industrie FR, Nest NL, Grafisch Nieuws, Sports NL.

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dimanche 7 janvier 2007

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2007, an-2 de l’iPod de la presse?

L’iPod du livre et de la presse écrite sera-t-il européen? Le papier électronique (e-paper) de la société Plastic Logic, évoqué ici même en août dernier, semble en tout cas promis à un fort bel avenir. La spin-off anglaise de l’université de Cambridge vient en effet de boucler une nouvelle levée de fonds qui visait à réunir 100 millions de dollars. Objectif: construire la première usine mondiale d’e-paper à Dresde, en ex-Allemagne de l’Est. Selon le communiqué de presse de Plastic Logic, ce financement serait considéré comme «l’un des plus importants de l’histoire du capital risque européen» et regroupe, pour l’occasion, une kyrielle de fonds et d’investisseurs (Oak Investment Partners, Tudor Investment Corporation, qui rejoignent Amadeus, Intel Capital, Bank of America, BASF Venture Capital, Quest for Growth et Merifin Capital).

40 millions de baladeurs produits en 2010

La production, qui vise un million de modules par an la première année et plus de 40 millions dès 2010, débutera dans le courant de l’année prochaine. 2009 pourrait donc bien être l’année où les ventes des «baladeurs numériques de la presse écrite et du livre» exploseront, tout comme 2004 fut l’année des appareils photo digitaux et 2005 celle des baladeurs numériques audio.
Pour ceux que le sujet intéresse, Lorenzo Soccavo, «prospectiviste de l'édition off et on-line» a lancé NouvoLivrActu, un blog entièrement dédié à la révolution du e-paper qui devrait marquer les esprits en 2007. Soccavo est l’auteur de Gutenberg 2.0, «le premier livre grand public qui sera consacré, à la fois, à l’impact de la révolution numérique sur l’écriture et la création littéraire, et, aux nouveaux appareils de lecture qui vont arriver sur le marché en 2007». Le bouquin paraîtra chez MM2 éditions en mars 2007.

Bêta-testing et guerre des formats

Commentant un article d’AgoraVox annonçant le démarrage de l’industrie européenne du papier électronique, Soccavo rappelle que «le quotidien économique flamand De Tijd a fait en 2006 un test grandeur nature avec le reader Iliad d’Irex Technologies, et le groupe de presse chinois Yantai Daily Press a opté pour le meme reader qui utilise la technologie e-ink/e-paper. En février/mars de cette année ce sera au tour du quotidien économique français Les Échos de se lancer».
Si le «livre électronique» – dont on nous chantait déjà les louanges au début des années 2000 – semble cette fois bel et bien amorcer son envol, la question des formats numériques – ouverts ou propriétaires – que prendront les fichiers destinés à être lus par ces nouveaux appareils promet vraisemblablement une belle foire d’empoignes. Tout comme la bataille qui s’annonce entre géants du web et des médias pour s’imposer comme le iTunes Store du livre et de la presse écrite numérisés...

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